« Résilience » : différence entre les versions
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Dernière version du 12 juillet 2026 à 20:32
Les sens qui circulent
Emprunté à la physique des matériaux, le terme a été popularisé en psychologie notamment par Boris Cyrulnik : reprendre un développement après un traumatisme. La recherche insiste : la résilience n'est pas un trait individuel héroïque mais un processus, largement soutenu par des facteurs externes — au moins un lien sécurisant, des ressources, du sens.
Le brouillard
Le mot a été tellement utilisé qu'il s'est retourné : « sois résilient » devient une injonction qui fait porter à l'individu ce qui relève aussi des conditions. Résilience ≠ encaisser sans rien dire, ≠ rebondir vite, ≠ sortir « plus fort » obligatoirement.
Le coût de la confusion
Ceux qui ne « rebondissent » pas au rythme attendu se croient défaillants — double peine. Et l'injonction à la résilience sert parfois d'excuse pour ne rien changer aux situations qui abîment (« ils s'adapteront »).
Le bénéfice pratique
Pour soi : chercher les appuis (personnes, professionnels, groupes) plutôt que la force solitaire — c'est ainsi que la résilience fonctionne réellement. Pour les autres : être ce lien sécurisant, sans presser le rythme. Un seul lien fiable change statistiquement une trajectoire.