« Lâcher-prise » : différence entre les versions
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Dernière version du 12 juillet 2026 à 20:32
Les sens qui circulent
L'expression, très présente dans le développement personnel, recouvre une idée ancienne et solide : distinguer ce qui dépend de soi de ce qui n'en dépend pas, et concentrer l'effort sur le premier. Les approches thérapeutiques récentes (dites d'acceptation) en ont fait un outil documenté : accepter ce qu'on ne contrôle pas pour agir sur ce qu'on contrôle.
Le brouillard
Lâcher-prise ≠ laisser tomber. On peut lâcher le contrôle d'une situation sans lâcher la situation : lâcher l'obsession du résultat d'un entretien tout en le préparant sérieusement. Autre piège : le lâcher-prise injonctif (« lâche prise ! ») — sommer quelqu'un de se détendre produit l'effet inverse.
Le coût de la confusion
Confondu avec la passivité, il est rejeté par ceux qui en auraient le plus besoin (« je ne suis pas du genre à abandonner »). Utilisé comme injonction, il devient une micro-violence de plus : une façon de refuser d'entendre une difficulté réelle.
Le bénéfice pratique
L'exercice concret : face à un souci qui tourne, deux colonnes — « ce qui dépend de moi » / « ce qui n'en dépend pas ». Agir sur la première, entraîner son attention à quitter la seconde. Simple à comprendre, exigeant à pratiquer : c'est un entraînement, pas un déclic.