Consentement
Les sens qui circulent
Le droit et l'éthique médicale en ont fait un pilier : consentement libre (sans pression), éclairé (en sachant à quoi on dit oui), spécifique (à cette chose-là) et révocable (on peut changer d'avis). Popularisé autour de l'intimité, le concept vaut en réalité partout : engagements, prêt d'objets, photos, temps, confidences.
Le brouillard
Silence ≠ oui. Oui sous pression ≠ oui. Oui d'hier ≠ oui d'aujourd'hui. Et un « oui » donné par peur de décevoir n'est pas un consentement — c'est une reddition polie. Le test le plus honnête : « la personne pouvait-elle refuser sans coût ? »
Le coût de la confusion
Des « accords » qui n'en étaient pas, découverts des mois plus tard sous forme de ressentiment ou de rupture. Et à force d'arracher des oui, on s'entoure de gens qui disent oui — et on ne sait plus jamais ce qu'ils pensent vraiment.
Le bénéfice pratique
Rendre le non facile : « tu peux dire non, hein » n'est pas une formule de politesse, c'est un outil. Les relations où le non est simple sont celles où les oui veulent dire quelque chose.