Burn-out
Les sens qui circulent
L'OMS le décrit comme un syndrome résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès : épuisement, cynisme ou distance vis-à-vis du travail, efficacité réduite. Le langage courant l'emploie pour toute grosse fatigue — ce qui banalise un état sérieux.
Le brouillard
Burn-out ≠ fatigue (qui part avec du repos), ≠ dépression (proche, parfois associée, mais distincte — le diagnostic relève de professionnels). Et vu de l'extérieur, un burn-out ressemble souvent à de la « paresse » ou de la « démotivation » : c'est exactement l'inverse — ce sont fréquemment les plus investis qui s'y consument.
Le coût de la confusion
Banalisé, il est repéré trop tard — or plus on continue, plus la récupération est longue. Moralisé (« il ne sait pas s'organiser »), il fait porter à la personne ce qui relève souvent aussi des conditions : charge, reconnaissance, autonomie.
Le bénéfice pratique
Les signaux qui doivent alerter : l'épuisement qui ne se recharge plus, le cynisme qui s'installe là où il y avait de l'engagement, la tête qui ne suit plus. À ce stade, on ne « tient » pas : on consulte (médecin généraliste en premier recours), et on regarde aussi ce qui, dans la situation, doit changer.