Mécanisme de défense

De Santé Mentale Simple
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Mécanisme de défense, en une phrase : une stratégie automatique de l'esprit pour se protéger de ce qui fait trop mal — utile en urgence, coûteuse en permanence.

Les sens qui circulent

La psychologie en décrit toute une famille : déni, évitement, rationalisation (se trouver de bonnes raisons), projection (attribuer aux autres ce qu'on ne supporte pas chez soi), humour, fuite en avant… Ce sont des réflexes, pas des choix : ils se déclenchent sans qu'on le décide.

Le brouillard

Défense ≠ défaut. Ces mécanismes ont tous une fonction : amortir. Le problème n'est jamais leur existence, c'est leur rigidité — quand la protection d'urgence devient le mode de vie, et qu'elle coûte plus qu'elle ne protège.

Le coût de la confusion

Se juger (« je suis lâche de fuir ») au lieu de comprendre le mécanisme, c'est ajouter de la honte à la protection — double peine. Et chez les autres, prendre les défenses pour des attaques (« il rationalise, quel hypocrite ») empêche de voir la peur qui se cache derrière.

Le bénéfice pratique

Repérer ses propres mécanismes favoris (chacun a les siens) est un des apprentissages les plus rentables qui soient : on ne les supprime pas, mais on gagne un temps d'avance — « tiens, je suis en train de fuir : de quoi ? ».

Voir aussi

Déni · Dissonance cognitive · Rumination