« Communication non violente » : différence entre les versions
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Dernière version du 12 juillet 2026 à 20:32
Les sens qui circulent
La CNV a été formalisée par le psychologue Marshall Rosenberg. Sa trame : décrire les faits sans juger (« quand tu es arrivé à 21h… »), nommer son émotion (« …je me suis senti inquiet »), relier au besoin (« …parce que j'ai besoin de fiabilité »), formuler une demande concrète (« …peux-tu me prévenir ? »). Le langage courant réduit parfois la CNV à « parler gentiment ».
Le brouillard
La CNV n'est pas de la politesse ni de l'évitement du conflit : c'est un outil de clarté. On peut dire des choses très fermes en CNV. Récitée mécaniquement, elle sonne faux — c'est la logique (faits → émotion → besoin → demande) qui compte, pas la formule magique.
Le coût de la confusion
Sans structure, les reproches partent en jugements (« tu es égoïste ») qui déclenchent la défense au lieu de l'écoute. Le vrai sujet — le besoin — n'est jamais atteint, et le même conflit revient en boucle.
Le bénéfice pratique
Même imparfaitement appliquée, la trame change la trajectoire d'une conversation difficile. Exercice d'entraînement : prendre un reproche qu'on rumine et le traduire en quatre temps, par écrit, avant d'en parler.