Communication non violente

De Santé Mentale Simple
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Cette page est une fiche du dictionnaire de Santé Mentale Simple. Elle vulgarise des connaissances établies ; quand un point est incertain ou débattu, c'est écrit. Repéré une erreur ? L'onglet « Discussion » vous tend les bras.
Communication non violente (CNV), en une phrase : une méthode pour exprimer ce qui ne va pas — observation, émotion, besoin, demande — sans accuser ni s'écraser.

Les sens qui circulent

La CNV a été formalisée par le psychologue Marshall Rosenberg. Sa trame : décrire les faits sans juger (« quand tu es arrivé à 21h… »), nommer son émotion (« …je me suis senti inquiet »), relier au besoin (« …parce que j'ai besoin de fiabilité »), formuler une demande concrète (« …peux-tu me prévenir ? »). Le langage courant réduit parfois la CNV à « parler gentiment ».

Le brouillard

La CNV n'est pas de la politesse ni de l'évitement du conflit : c'est un outil de clarté. On peut dire des choses très fermes en CNV. Récitée mécaniquement, elle sonne faux — c'est la logique (faits → émotion → besoin → demande) qui compte, pas la formule magique.

Le coût de la confusion

Sans structure, les reproches partent en jugements (« tu es égoïste ») qui déclenchent la défense au lieu de l'écoute. Le vrai sujet — le besoin — n'est jamais atteint, et le même conflit revient en boucle.

Le bénéfice pratique

Même imparfaitement appliquée, la trame change la trajectoire d'une conversation difficile. Exercice d'entraînement : prendre un reproche qu'on rumine et le traduire en quatre temps, par écrit, avant d'en parler.

Voir aussi

Assertivité · Besoin fondamental · Conflit · Écoute active