« Estime de soi » : différence entre les versions

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Dernière version du 12 juillet 2026 à 20:32

Cette page est une fiche du dictionnaire de Santé Mentale Simple. Elle vulgarise des connaissances établies ; quand un point est incertain ou débattu, c'est écrit. Repéré une erreur ? L'onglet « Discussion » vous tend les bras.
Estime de soi, en une phrase : la valeur qu'on s'accorde à soi-même — le socle, distinct de la confiance en soi, qui concerne les capacités.

Les sens qui circulent

La psychologie distingue l'estime de soi (« est-ce que je vaux quelque chose ? » — le rapport global à soi) et la confiance en soi (« est-ce que je suis capable de faire ça ? » — domaine par domaine). Le langage courant emploie les deux indifféremment.

Le brouillard

On peut avoir une grande confiance en soi professionnelle et une estime de soi en miettes — ou l'inverse. Autre piège : croire que l'estime de soi se gonfle à coups d'affirmations positives devant le miroir ; la recherche est nettement plus nuancée — elle se construit par l'expérience (agir selon ses valeurs, être traité avec respect, réussir des choses qui comptent).

Le coût de la confusion

Travailler la mauvaise variable : accumuler les compétences (confiance) en espérant réparer le sentiment de ne pas valoir (estime) — ça remplit un tonneau percé. Et une estime basse fait accepter des traitements qu'on ne devrait pas accepter, « parce que c'est déjà bien qu'on veuille de moi ».

Le bénéfice pratique

Identifier laquelle des deux flanche. Confiance : elle se muscle par petites réussites progressives dans le domaine concerné. Estime : elle se répare par la cohérence avec ses valeurs, l'entourage qui respecte, et souvent un accompagnement — c'est un travail de fond, et il en vaut la peine.

Voir aussi

Confiance · Honte · Essentialisation