Estime de soi
Les sens qui circulent
La psychologie distingue l'estime de soi (« est-ce que je vaux quelque chose ? » — le rapport global à soi) et la confiance en soi (« est-ce que je suis capable de faire ça ? » — domaine par domaine). Le langage courant emploie les deux indifféremment.
Le brouillard
On peut avoir une grande confiance en soi professionnelle et une estime de soi en miettes — ou l'inverse. Autre piège : croire que l'estime de soi se gonfle à coups d'affirmations positives devant le miroir ; la recherche est nettement plus nuancée — elle se construit par l'expérience (agir selon ses valeurs, être traité avec respect, réussir des choses qui comptent).
Le coût de la confusion
Travailler la mauvaise variable : accumuler les compétences (confiance) en espérant réparer le sentiment de ne pas valoir (estime) — ça remplit un tonneau percé. Et une estime basse fait accepter des traitements qu'on ne devrait pas accepter, « parce que c'est déjà bien qu'on veuille de moi ».
Le bénéfice pratique
Identifier laquelle des deux flanche. Confiance : elle se muscle par petites réussites progressives dans le domaine concerné. Estime : elle se répare par la cohérence avec ses valeurs, l'entourage qui respecte, et souvent un accompagnement — c'est un travail de fond, et il en vaut la peine.